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Yom Kippour un jour pour méditer


Qui n'a jamais connu Yom Kippour (le jour de Kippour) en Israël n'a pas connu Yom Kippour.
C'est en ces termes que je me suis exprimé voilà près de 15 ans lors de mon premier Kippour en Terre Sainte. Salomon dans l'Ecclésiaste annonçait "il est un temps pour tout".
Kippour est le temps pour la méditation, le travail sur soi, l'élévation spirituelle.
Si ce jour, le plus saint du calendrier juif, est un temps personnel, en Israël il prend par ailleurs une dimension collective inégalée dans la Diaspora.

Le temps suspendu à Kippour.

Plus de télévision, plus de radio, plus de véhicules sur les routes.
Plus de bruit. Un temps pour s'entendre, s'écouter, se retrouver. Avec soi et avec les autres.

Dès le midi de la veille, l'activité du pays ralentit. Chacun regagne sa famille, son chez soi pour le dernier repas avant le jeûne. Les voitures disparaissent alors petit à petit pour laisser la place aux piétons. Le bruit et la fureur font place aux sons des dernières assiettes levées.

C'est la sirène, la même que pour les bombardements, qui retentit alors pour annoncer l'entrée dans ce jour le plus respecté du calendrier juif. La première fois c'est surprenant. Il n'y aura pas de boom, pas cette fois. Plus depuis le 6 octobre 1973, le jour de la guerre de Kippour dont on commémore cette année les 40 ans. (voir la vidéo ci-après)

http://youtu.be/hIajTydDXn0

Un silence assourdissant

Cette fois la seule chose qui tombera du ciel sur vos têtes c'est le ciel lui même. Kippour commence.
Le bal feutré des passants se rendant à la synagogue ou prenant les rues pour retrouver famille et amis s'installe. Jusque tard dans la nuit, quand la température redescend.
De chez soi on entend toutes ces voix qui s' élèvent en coeur vers le ciel. C'est beau.
Les voix des enfants, comme le chant des oiseaux, dont les vélos envahissent alors la chaussée libérée des véhicules à moteur. Les accidents de vélo remplacent ceux des voitures. Le silence reste chaotique. On est en Orient.
Pendant 24h le pays retient son souffle. on inspire.
A la différence d'un jour de Noël en occident, il ne s'agit pas d'un moment joyeux, même si l'on est toujours heureux de voir ses proches. Non, ce jour donne à réfléchir, pas à se réjouir. On se surprend à souhaiter qu'il se prolonge même. Quand le bruit de la vie après 24h souffle la flamme du silence, du paisible, on prend la dimension de ce bazar qu'est le Moyen-Orient. Le silence apaise et fait peur à la fois. Ne dit-on pas un silence de mort? Etonnant quand on sait ce que le bruit, les mots et la fureur font comme morts au Moyen-Orient.
En Israël cela tout cela se vit à l'échelle du pays, pas seulement d'une "communauté juive" qui s'absente lors d'un jour "normal". Non en Israël, Kippour est un jour paranormal, unique, transcendant. D'où la question : kippour en Israël, qui contre?

Joyeuses fêtes de Ticheri (le premier mois de l'année où ont lieu Rosh Hashana, Kippour et Souccoth)
Tsom Kal (jeûne facile) et Hatimah Tova (bonne signature) de la part de toute l'équipe de Culturël.
D'autant plus que le jeûne s'annonce difficile vu les températures attendues ! Prenez soin de vous.


Pour la petite histoire :
Dans la tradition ce jour de jeûne et de repentance est considéré comme étant le jour du jugement de l'homme, de ses actions de l'an passé, par Dieu. C'est le jour où symboliquement s'écrit le nom de chacun dans le livre de la vie ou de la mort, comme une sentence s'édicte dans un tribunal.
Voilà pourquoi on se souhaite "Gmar Hatimah Tova". De finir ce jour avec une signature "bonne", qui nous inscrira dans le livre des vivants pour la nouvelle année qui commence. La période des 10 jours de pénitence, ou 10 jours redoutables, ouverts par Rosh Hashana, le nouvel an se clôture ainsi à Kippour.

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